S’adapter au changement (ou disparaître) :  les 4 commandements de l’entreprise

Derrière la notion d’organisation apprenante se cache un enjeu vital pour toutes les entreprises : être le plus adaptable possible. Du statut de chouchou à « has been », il n’y a qu’un pas. Vous vous souvenez de la petite boîte rouge et jaune, et des voleurs de couleurs ? Oui, c’est bien à Kodak que je fais allusion. Au tournant du 21e siècle, l’ex-géant de la photo a fait une erreur de positionnement stratégique qui lui a coûté très cher. Trop attaché aux pellicules, son coeur de métier sur lequel il effectuait des marges énormes, il a raté le virage du numérique. Résultat des courses : un dépôt de bilan et 130 usines fermées en 2012. Un an plus tard, la société fait un retour modeste dans l’imagerie d’entreprise mais renonce aux activités grand public…

1. Ne jamais se reposer sur ses lauriers

La chute de l’empire Kodak est aujourd’hui un cas d’école (qu’il est toujours bon de garder en tête) mais des histoires d’inadaptation comme celles-ci, il y en a plein d’autres. A la même période, un autre colosse a basculé du statut de chouchou à « has been ». Il s’agit de Blackberry, incontournable dans les entreprises, plébiscité par tous les cadres pour son clavier mécanique, qui s’est vu contraint de s’incliner face à l’iPhone et autres smartphones dotés d’un écran tactile.

La morale ? Ne JAMAIS se reposer sur ses lauriers ! Il importe, au contraire, de toujours rester en veille, de savoir prendre suffisamment de recul, et d’accepter de remettre son modèle en question. Sinon, il pourrait être déjà trop tard.

2. Faciliter la montée en compétences

Dans ce monde qui change, où les évolutions technologiques battent des records de vitesse, aucun secteur ni aucune société ne sont immunisés contre l’obsolescence. On le sait, plus de 85 % des métiers que nous exercerons demain n’existent pas encore. Pour opérer la transition numérique et faire face aux changements à venir (car nous sommes loin d’être au bout de nos surprises !), le plus grand challenge des dirigeants consiste à accompagner les collaborateurs dans l’apprentissage de nouvelles compétences.

Pour mesurer la capacité d’une organisation à conduire et affronter le changement, regardez la manière dont les salariés ont accès à l’information. Peuvent-ils échanger facilement leurs connaissances métiers ? Ont-ils la possibilité de se former eux-mêmes, en mode « quand je veux, où je veux » ? Bénéficient-ils d’un cadre de travail agile ?

3. Libérer de la bande passante

Une chose est sûre, pour innover, il faut être disponible. Avez-vous déjà essayé de prendre du recul et vous interroger sur vos pratiques quand vous avez le nez dans le guidon ? Malgré votre bonne volonté, je suis sûre que vous avez toujours une tâche plus urgente à accomplir. Il est donc crucial d’optimiser la bande passante de chaque collaborateur pour se mettre en capacité d’innover.

Pour cela, commencez par identifier ce qui fait gaspiller inutilement de l’énergie et perdre du temps aux équipes. C’est peut-être la répétition d’un geste technique mal fait ? Des nouveaux process à maîtriser ? Un flot de nouveaux collaborateurs à intégrer ?

4. Capitaliser sur la résolution de problème

Avec l’expérience, on s’aperçoit que ce qui bloque notre bande passante, ce n’est pas tant la technologie que l’humain. Pour gagner en agilité, il est nécessaire de créer une culture d’adaptation, collaborative.

Si un opérateur parvient à résoudre un problème technique sur une chaîne de montage, il est dans l’intérêt de l’employeur de lui mettre à disposition un outil qui lui permettra de partager son expérience avec les autres opérateurs. Ces derniers risquent en effet de se trouver dans la même situation, à devoir résoudre exactement le même problème. Dans le monde des services, c’est pareil, les collaborateurs rencontrent tous les mêmes nouvelles problématiques face aux clients : plutôt que de recommencer à zéro, autant s’enrichir les uns des autres. C’est ce que j’appelle : capitaliser sur la résolution de problèmes !

Sur une plateforme professionnelle de partage de savoir-faire comme Speachme, chacun peut créer et partager facilement des tutoriels courts, accessibles partout, n’importe quand. Utiliser un outil qui a fait ses preuves dans des entreprises du CAC 40 devant faire face à des grands enjeux de transformation, mais aussi chez des leaders mondiaux de l’innovation comme General Electric ou Tesla, c’est se donner les moyens de devenir adaptable, agile. Et ainsi de survivre aux enjeux de demain !